De manière générale
En prise photo, plusieurs paramètres sont à prendre en compte suivant l'environnement, la lumière, l'objet et l'appareil photo en lui-même. Si la majorité des appareils ou cellulaire a une caméra ou un capteur permettant la prise photo, toutes ne sont pas de même qualité. De plus, particulièrement dans les cellulaires, les paramètres sont automatisés (mode auto ; HDR etc…). En photographie professionnelle ainsi qu'en photogrammétrie, l'on préfère utiliser le mode Manuel, permettant d'optimiser les résultats. Malgré tout, dans certaines conditions le mode automatique reste fiable bien qu'il ne confère pas nécessairement au cliché le total potentiel de l'appareil photo. Les prochains paragraphes apporteront quelques indications sur les concepts de base de la photraphie.
La sensibilité (ISO)
Simplement la valeur ISO cespond à un niveau d'éclaircissement du cliché. Il permet donc d'avoir plus de lumière sur la photo, mais en contrepartie rajoute du « bruit » au cliché. Les valeurs s'échelonnent de 100 à 6400 (simplement doublant la valeur précédente). Le bruit observé sur une photo sera une granulosité accrue des éléments présents avec une possible décoloration. Cependant, dans certaines conditions, il est possible d'utiliser un ISO plus haut si la vitesse est élevée. C'est particulièrement le cas lorsque le sujet est en mouvement rapide (oiseau, sportifs véhicules…). En résumé, la sensibilité est un paramètre à utiliser de façon parcimonieuse, on préférera un ISO bas (de 100 à 400) pour éviter toute perturbation dans la qualité de la photo.
Figure 1. Impact de la sensibilité (ISO).
La vitesse
La vitesse correspond au laps de temps où l'obturateur sera ouvert pour permettre à la lumière de frapper le capteur. Cette vitesse est généralement exprimée en fraction où le numérateur est invariablement une seconde et le dénominateur un nombre entier, allant généralement du huit millièmes de seconde jusqu'à trente secondes. Une vitesse plus lente de l'obturateur permettra à une plus grande quantité de lumière de frapper la surface du capteur. Typiquement, lorsque l'on prend en photo un objet en mouvement, il sera nécessaire d'avoir une vitesse haute afin d'éviter le flou. Inversement, pour des clichés nocturnes, un long temps d'exposition permettra de capter plus de lumière et ainsi faire apparaître un objet ou autre. Évidemment, plus la vitesse est longue, moins il sera possible de travailler sans un trépied puisque le moindre mouvement du photographe se répercutera sur le cliché.
l'Ouverture.
L'ouverture est généralement exprimée par ƒ (f ratio) et la forme ƒ/n où n est un chiffre correspondant au degré d'ouverture. Une valeur f basse (f/1) correspond à une ouverture totale du diaphragme où une grande quantité de lumière passe. Inversement, une valeur f élevé (f/22) correspond à une petite ouverture du diaphragme qui laisse passer une faible quantité de lumière (figure 3). Certains appareils photo (ceux de la marque Pentax notamment) utilisent une valeur chiffrée (AV).
Figure 2.Partie intérieure d'une lentille avec l'iris ou diaphragme visible.
La balance des blancs
La balance des blancs (WB) est le processus de suppression des dominantes de couleurs irréalistes, de sorte que les objets qui apparaissent blancs en personne soient rendus blancs sur votre photo. Une balance des blancs correcte de l'appareil photo doit prendre en compte la "température de couleur" d'une source lumineuse, qui fait référence à la chaleur ou à la fraîcheur relative de la lumière blanche. Nos yeux sont très bons pour juger ce qui est blanc sous différentes sources de lumière, mais les appareils photo numériques ont souvent de grandes difficultés avec la balance des blancs automatique (AWB) - et peuvent créer des dominantes de couleur bleues, orange ou même vertes. Le choix du réglage changera considérablement la qualité et le rendu de la photo. Il est donc important de réaliser ce réglage afin de restituer au mieux les couleurs de l'objet. Pour les caméras Nikon, on va parler d'un chiffre compris entre 2400k (couleur plus bleue) et 7500k (plus rouge). D'autres manufacturiers n'ont pas une option de cette finesse et préfèrent une calibration à partir d'une photo d'un fond blanc qui servira à calibrer l'ensemble des clichés. C'est le cas de Canon notamment.
Figure 4. Impact de la balance des blancs sur le rendu de l'image.
Profondeur de champ.
La profondeur de champ joue un rôle essentiel en photographie et correspond à la netteté de l'objet et de son environnement. Une grande profondeur de champ apportera plus de netteté à l'objet et son arrière-plan. D'un point de vue esthétique ou artistique, un flou peut être intéressant, voire souhaitable. Cependant, lorsqu'il s'agit de restituer de façon la qualité d'un objet, on préférera une grande profondeur de champ.
Figure 4. Impact de la profondeur de champ.
Comme présenté sur l'image, la profondeur de champ implique un réglage sur l'ouverture du diaphragme ou iris. Plus l'iris est ouverte, plus la netteté est centrée sur le sujet. Inversement, en refermant l'iris, la profondeur de champ s'agrandit de façon considérable. Ainsi, un f élevé est préférable pour obtenir une photo d'un sujet avec son arrière-plan net. Cependant, comme indiqué précédemment, plus on ferme l'iris, moins la lumière entre et frappe le capteur. C'est là qu'entre en jeu le couple vitesse/ouverture. Pour obtenir une grande profondeur de champ, il sera nécessaire de « ralentir » la vitesse pour augmenter l'exposition du capteur à la lumière.
Fichiers de sorties
Les caméras numériques sont capables d'offrir plusieurs fichiers de sorties permettant plus de flexibilité. Ainsi, la majeure partie des manufacturiers offriront comme fichiers de sorties primaires des JPEG (Joint Photographic Experts Groups). Ces fichiers sont particulièrement intéressants puisqu'ils offrent un rendu rapidement visionnable pour peu de mégaoctet puisqu'il offre une compression sans perte de qualité. Un autre format, moins connu est le RAW contenant la version non compressée de la photo permettant d'éditer plusieurs paramètres tel que l'exposition ou encore la balance des blancs. De manière générale et en laboratoire, les RAW sont pris lorsque nous travaillons sur des collections prêtées aux laboratoires afin d'assurer la possibilité « d'améliorer » le cliché dans le futur. Les extensions de ces fichiers RAW dépendent des différents manufacturiers (NEF pour Nikon ou CR2 pour Canon). Les fichiers RAW peuvent être ?
Conclusions
Afin d'obtenir une bonne photographie, il est donc nécessaire de passer par plusieurs types de réglages suivant le rendu souhaité. De manière générale, il est préférable d'avoir un ISO bas afin de conserver la qualité optimale de la photographie. Par la suite, il faudra s'intéresser à la balance des blancs, car même si parfois le mode automatique peut être intéressant, il n'est pas toujours fidèle à la réalité. De plus, jouer sur ce paramètre peut permettre d'obtenir un effet plus artistique. Enfin, la profondeur de champ est une variable importante en photo et reste l'un des éléments les plus critiques pour le résultat final. Il est important de garder en tête l'effet que la lumière a sur l'ouverture et la vitesse. Une longue exposition avec une grande ouverture mènera à une surexposition, et donc une photo blanche. Le mode manuel n'est pas une obligation non plus. La majorité des appareils photo est vendue comme « point and shoot », donnant un résultat tout à fait correct. L'utilisation du mode manuel peut être très satisfaisante pour obtenir le résultat voulu et maîtriser les variables abordées précédemment.
